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Les thés de Géorgie font partie des grands secrets oubliés du monde du thé. Cultivés entre montagnes du Caucase, vallées verdoyantes et influences subtropicales de la mer Noire, ils connaissent aujourd’hui un véritable renouveau porté par une nouvelle génération de producteurs passionnés. L’histoire du thé géorgien débute au XIXᵉ siècle, lorsque les premiers jardins sont implantés dans l’ouest du pays. Pendant plusieurs décennies, la Géorgie devient même l’un des grands territoires de production de thé de l’ancien monde soviétique. Puis le temps passe, les jardins s’effacent peu à peu, avant de renaître récemment sous une forme plus artisanale et qualitative. Cette renaissance donne aujourd’hui naissance à des thés surprenants, sincères et profondément attachants. Les terroirs géorgiens bénéficient d’un climat humide et doux, favorable au développement de feuilles riches en arômes. Les producteurs travaillent souvent en petites quantités, avec une approche attentive des récoltes et des transformations. Les thés noirs de Géorgie dévoilent fréquemment des notes boisées, maltées ou fruitées, avec une texture ronde et chaleureuse. Les thés verts, plus rares, peuvent révéler une fraîcheur végétale souple et légèrement noisettée. Certaines productions artisanales développent même des profils très contemporains, à mi-chemin entre tradition européenne et inspiration asiatique. Les thés géorgiens possèdent une personnalité singulière : moins démonstrative que certains grands crus asiatiques, mais profondément vivante, authentique et élégante. Il existe dans ces feuilles une forme de retour aux sources. Le sentiment de redécouvrir un territoire théicole ancien, longtemps resté dans l’ombre, et qui retrouve aujourd’hui sa voix avec beaucoup de grâce. À travers cette sélection, Les 88 Thés vous invite à explorer les jardins de Géorgie et leurs récoltes confidentielles, entre héritage oublié, nature généreuse et nouvelle scène du thé artisanal.

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