- Origine : Chine, province du Zhejiang, plus précisément, région de Hangzhou, le long de la rivière Qiantang.
-
Type : thé noir Jiu Qu Hong Mei parfumé aux fleurs d’osmanthus
-
Tradition : l’osmanthus (gui hua) est une fleur très appréciée en Chine, souvent associée aux thés pour ses nuances fruitées (abricot, pêche, raisin blanc) et sa douceur florale.
Ce mariage associe la rondeur légèrement cacaotée et maltée du Jiu Qu Hong Mei à la finesse lumineuse de l’osmanthus : un thé noir parfumé, mais d’une grande élégance, loin des aromatisations lourdes.
Le Zhejiang est plus connu pour ces thés verts que ces thés rouges, et pourtant cette province en produit de très délicats.
Celui-ci en est une démonstration éloquente avec ses arômes surprenants et complexes, à la fois floraux, épicés, et lactés. C'est un thé parfumé qui nous suggère d'oublier tout ce que nous croyons savoir sur les thés parfumés.On traduit souvent par " Prune rouge des neuf méandres " , ou " Prunier rouge de Jiu Qu " une image poétique qui évoque la couleur intense et l’arôme du thé.
En octobre, la petite fleur jaune pâle d'Osmanthus apparaît, il est temps de la récolter à la main. Les fleurs sont recueillies dans des parapluies renversés. Après leur processus complet de oxydation et de séchage, les feuilles de thé rouge sont étalées avec des fleurs fraîches sur des claies de bambou avec une couche de chaux, dont la chaleur provoque une sorte de cuisson douce. Ce processus communique à ce thé une note confit tout à fait unique. On recouvre le tout d’un le linge et on laisse reposer pendant 24 heures. Les fleurs, trop petites pour être retirées, restent parmi les feuilles de THÉS.
Feuilles sèches
-
feuilles noires, fines, parfois légèrement torsadées,
-
parsemées de petits éclats dorés de fleurs d’osmanthus,
nez gourmand :
-
confiture d’abricot,
-
pêche blanche mûre,
-
miel doux,
-
pointe florale chaleureuse.
À la tasse
Liqueur : ambrée / abricot clair, brillante.
En bouche :
-
attaque douce, sans amertume marquée,
-
notes dominantes de :
-
fruits jaunes (abricot, pêche, mirabelle),
-
miel léger,
-
fleur d’osmanthus (floral chaud, presque liquoreux),
-
fond de thé noir : cacao très léger, malt discret, structure fine.
-
Finale :
-
longue, veloutée,
-
retour de fruits jaunes et de fleurs,
-
impression de dessert délicat plus que de thé tannique.
-
Robe acajou intense. Nez aérien doux et caressant d’Osmanthe, de prune, de chocolat, d'abricot, de tarte aux prunes chaudes.
En bouche : remarquable notes de chocolat au lait et de crème nouvelle. Douceur sucrée. Légère touche de cannelle et de bois de santal blanc.
Ce thé est un enchantement en toutes saisons, pur, en thé glacé ou en milk-Tea à la hongkongaise, avec du lait concentré. En hiver, il est réchauffant et réconfortant. Un peu de crème liquide ou fleurette développera ses arômes.Il est parfait en cuisine et surtout en pâtisserie. C'est un thé à desserts. Servez-le avec une galette des rois, un Pithiviers, une tarte (pommes, prune, quetsche, abricots, pêche, Pécan, noix–caramel), une mousse ou une crème au chocolat au lait.
Dégustation & accords
-
Moments privilégiés :
-
après-midi,
-
fin de matinée pour une pause douce et parfumée,
-
excellent “thé gourmand” à lui seul.
-
Accords gourmands :
- financiers, madeleines, cakes simples,
-
tarte à l’abricot ou à la pêche,
-
brioche beurrée,
-
desserts aux amandes (frangipane, biscuit moelleux).
-
En version glacée douce :
Infusé à froid, il peut donner une boisson très raffinée, fruitée et florale, parfaite pour l’été (tu pourras en faire une variante plus tard si tu veux une fiche “thé glacé”).
-
Gaïwan, théière en porcelaine, théière zisha.
Feuilles : 4 à 5 g pour 150 ml
Eau : 90–92 °C
Temps d’infusion :
-
Méthode Gong Fu Cha : 20–25 secondes au départ, puis rallonger progressivement. 5 à 7 infusions possibles.
-
Méthode occidentale : 3 minutes environ, unique infusion plus ample.
Résultat en tasse :
La liqueur dévoile une teinte rouge intense. Les notes de prune mûre et de miel du Jiu Qu Hong Mei se fondent à la douceur envoûtante de l’osmanthe, qui apporte des arômes d’abricot, de pêche blanche et de fleurs d’automne.
L’ensemble est soyeux, élégant, presque liquoreux, avec une finale caressante qui persiste longtemps au palais.
Infusion occidentale
-
Dosage : 2 g de thé pour 200–250 ml d’eau
-
Température : 85–90 °C (inutile de monter plus haut, on protège les fleurs et le côté fruité)
-
Temps : 3 min
-
2 min 30 si on veut un profil très doux et léger,
-
jusqu’à 3 min 30 pour un peu plus de présence du thé noir.
-
-
Nombre d’infusions :
-
1 infusion principale,
-
une 2ᵉ possible (un peu plus courte) pour prolonger les notes florales, plus légères.
-
Astuce dégustation
-
Évite les infusions trop longues : l’objectif ici n’est pas la puissance tannique, mais la caresse fruitée-florale.
-
Une eau légèrement en dessous de l’ébullition garde le parfum de l’osmanthus très net, sans le “cuire”.
-
C’est un des plus anciens thés rouges chinois, apparu dès la dynastie Qing (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle). On le considère parfois comme l’ancêtre du Keemun (Qimen).
Petite particularité : le Jiu Qu Hong Mei est rare, car sa production reste modeste, et il est moins connu en Occident que d’autres rouges (Keemun, Dian Hong, etc.). C’est un thé recherché par les connaisseurs.
L’osmanthe est un ingrédient très poétique dans la culture chinoise : ses fleurs s’ouvrent à l’automne, associées à la lune, à la nostalgie et aux retrouvailles. Souvent, on dit que boire du thé à l’osmanthe, c’est boire un automne lumineux.
Ce mariage avec le Jiu Qu Hong Mei est une belle rareté : un thé ancien, plutôt confidentiel, allié à une fleur hautement symbolique.
Inspirations
À PROPOS DES DÉGUSTATIONS L’objectif des dégustations sur les fiches produit est double : vous guider dans vos choix, et vous présenter au plus juste le thé que vous sélectionnez. Cependant, il est essentiel de rappeler qu’en matière de goûts, de sensations et d’émotions, tout reste profondément personnel. Rien n’est plus important que vos propres ressentis, vos expériences, et votre manière de préparer le thé. Nous ne faisons que vous donner des clés. À vous d’explorer, d’ajuster, de voir si vous entrez en résonance avec nos conclusions… ou pas. Dans tous les cas, dites-le-nous : c’est aussi cela, le partage.

Avec l’achat de ce produit, vous accédez au programme de fidélité exclusif
Connectez-vous pour devenir membre et profiter de privilèges réservés.
Une question sur un produit ?
Notez la référence ou le nom du produit et contactez-nous :
– par e-mail,
– via le chat,
Livraison offerte dès 70 € d’achat
En passant commande, vous acceptez les conditions d'utilisations
Dans la mesure du possible, privilégiez une eau au pH le plus neutre possible, et respectez quelques règles de préparation : c’est souvent là que la qualité se révèle. Même lorsque l’infusion nécessite une eau très chaude, il est déconseillé de boire le thé brûlant. Laissez la liqueur tiédir légèrement avant de la déguster : • pour préserver les arômes, qui s’expriment mieux en dessous de la température d’infusion, • et pour protéger la bouche et l’œsophage d’un contact trop chaud. Un thé bien infusé, légèrement tiédi, sera toujours plus agréable, plus lisible et plus sûr qu’un thé avalé brûlant.













































































